Qui êtes-vous ?

Un petit groupe d'expatriés français à Londres qui discutent, échangent, débatent une fois par mois sur des sujets socio-econonomico-culturo-politico-intellectuels. Les débats du club COGITO se veulent ouverts, amicaux, sincères, et animés.

mercredi 11 mai 2011

Prostitution : un travail comme un autre ?

Quelques elements factuels et lectures en preparation de la discussion:

Differentes legislations en matiere de prostitution :
-       La prostitution doit etre eradiquee
-       Prohibitioniste. L’approche prohibitionniste voit des criminels dans les personnes prostituées et les proxénètes. Monde arabe, partie Asie du SE, US
-       Abolitionnistes. Pour les abolitionnistes, la prostitution est une forme d'exploitation et une atteinte à la dignité humaine qui doit être abolie. Les prostituées sont des victimes non-punissables et les proxénètes des criminels. UK, France
-       Neo-abolitionnistes. Les clients sont sanctionnés au titre de corrupteurs. Pays nordiques prcplmt
-       La prostitution doit etre toleree
-       Reglementariste. Voit la prostitution comme une activité professionnelle legitime. Allemagne, PB, Turquie, Suisse, Hongrie, Grece, Autriche
-       Decriminalisation. Voit la prostitution comme une activité professionnelle comme une autre. NZ

En Europe d'aujourd'hui, deux tendances s’opposent : l'abolitionnisme et le réglementarisme

France, grande tolerance jusqu’au XVIe, epoque de l’arrivee de la syphillis en Europe. Au 19e, reapparait une certaine tolerance. À la fin du XIXe siècle, avec les combats de Josephine Butler, l'abolitionnisme moderne naît en Grande-Bretagne victorienne. La France, qui a été le pays d'origine du réglementarisme, change d'orientation en 1946 et adopte un régime abolitionniste.

En France, la prostitution est autorisée (à l'exception des mineurs et des personnes vulnerables), mais le racolage et le proxénétisme y sont interdits, y compris le racolage passif (depuis 2003), le proxénétisme hôtelier et le proxénétisme de soutien (notamment « l’aide, l’assistance, ou la protection de la prostitution d’autrui ; tirer profit de la prostitution d’autrui »).

Les enjeux contemporains
-       Liens a la criminalité organisée/victimes d'une forme d'esclavage
-       MST
-       Nombreux usagers de drogues, le plus souvent l'héroïne ou le crack, obtiennent leurs drogues principalement grâce à la prostitution (prostitution de rue)

Un peu de lecture
http://www.fff.org/freedom/1293e.asp

jeudi 10 mars 2011

« Lien corps/esprit »

Le plan sera le suivant:

I - Le Soma comme lieu de plaisir et de souffrance.
II - Les intentions du travail psychothérapeutique.
III - Le Processus de changement dans la psychothérapie.
IV - Fruits des recherches en neurosciences.
L'idee forte et interessante, c'est comment la science et la psychologie ont pu etablir un lien entre le psychisme et le fonctionnement du corps, comment on peut somatiser, peut-etre meme choisir ses maladies, comment on peut se guerir.

Ces recherches n'excluent aucunement la medecine scientifique moderne et ses traitements, bien au contraire, elles s'y associent.

mercredi 23 février 2011

Pour ou contre la legalisation de l'euthanasie

Legaliser l’euthanasie se fonde sur l’idee selon laquelle nul ne peut etre insensible a l’agonie de l’autre et qu’il est des cas ou il faut abreger la souffrance...

Ceci est-il bien vrai?
Y a-t-il des cas ou la vie ne doit pas etre maintenue coute que coute?
Si les volontaires au suicide ou au suicide assisté avait d’autres options choisiraient-ils la mort?
La volonté de mourir est toujours contrainte par la volonté de ne plus souffrir et non pas par celle de ne plus vivre...
La liberté c’est au moins avoir deux options devant soi, lorsque l’on en entrevoit qu’une seule, on n’est plus libre, on est contraint. On peut donc se demander si la liberté de mourir en est une et donc s’il est bien serieux de vouloir la défendre!
C’est en tous cas le point de vue de nombreux philosophes, representants religieux mais aussi celui de medecins accompagnants les personnes en fin de vie qui realisent qu’en ajoutant un peu de presence, d’estime de soi et d’amitié les clients a l’euthanasie se ravisent...

Mais la réalité est aussi parfois un peu plus cruelle. Il est vrai que conforté par des histoires comme celle de Vincent Humbert, on se dit que la loi doit permettre a une mere d’aider a mourir son enfant suppliant sans devoir faire front a un procès en plus d’un deuil.
Et aux opposants de l’euthanasie qui y voient le spectre de la “pente glissante”- ou l’on va un peu vite en besogne pour des raisons qui peuvent etre autrement plus cartesiennes que la simple compassion... - on peut retorquer que cet argument-la on le connait.
Brandi mille fois par les pourfendeurs de la legalisation de l’avortement! Or il est demontré que les femmes n’abusent pas du droit d’avorter.
Peut-etre le moment est-il venu ou la medecine doit acceptee que la mort est l’affaire de celui qui meurt. Et que finalement l’euthanasie consiste juste a rendre egaux tous les hommes devant le droit a se suicider...(si on resume l’euthanasie a l’aide apportee a celui qui veut mourir mais qui ne peut techniquement pas le faire seul).

Ceci etant dit, criminaliser l’euthanasiant, c’est aussi le rendre responsable de son acte...

La legislation francaise, a travers la loi Leonetti, permet déjà d’abreger ou de soulager les souffrances tout en laissant mourir (et non pas en faisant mourir. La nuance est la).

Ne vaut-il mieux pas laisser les familles et les medecins face a eux-memes, dans des cas qui seront forcement tous differents et infiniment complexes, et laisser l’acte d’euthanasie etre un acte exceptionnel ou la jurisprudence s’appliquera et levera les potentielles condamnations quand cet acte s’averait ineluctable?

Julie