Qui êtes-vous ?

Un petit groupe d'expatriés français à Londres qui discutent, échangent, débatent une fois par mois sur des sujets socio-econonomico-culturo-politico-intellectuels. Les débats du club COGITO se veulent ouverts, amicaux, sincères, et animés.

jeudi 10 mars 2011

« Lien corps/esprit »

Le plan sera le suivant:

I - Le Soma comme lieu de plaisir et de souffrance.
II - Les intentions du travail psychothérapeutique.
III - Le Processus de changement dans la psychothérapie.
IV - Fruits des recherches en neurosciences.
L'idee forte et interessante, c'est comment la science et la psychologie ont pu etablir un lien entre le psychisme et le fonctionnement du corps, comment on peut somatiser, peut-etre meme choisir ses maladies, comment on peut se guerir.

Ces recherches n'excluent aucunement la medecine scientifique moderne et ses traitements, bien au contraire, elles s'y associent.

mercredi 23 février 2011

Pour ou contre la legalisation de l'euthanasie

Legaliser l’euthanasie se fonde sur l’idee selon laquelle nul ne peut etre insensible a l’agonie de l’autre et qu’il est des cas ou il faut abreger la souffrance...

Ceci est-il bien vrai?
Y a-t-il des cas ou la vie ne doit pas etre maintenue coute que coute?
Si les volontaires au suicide ou au suicide assisté avait d’autres options choisiraient-ils la mort?
La volonté de mourir est toujours contrainte par la volonté de ne plus souffrir et non pas par celle de ne plus vivre...
La liberté c’est au moins avoir deux options devant soi, lorsque l’on en entrevoit qu’une seule, on n’est plus libre, on est contraint. On peut donc se demander si la liberté de mourir en est une et donc s’il est bien serieux de vouloir la défendre!
C’est en tous cas le point de vue de nombreux philosophes, representants religieux mais aussi celui de medecins accompagnants les personnes en fin de vie qui realisent qu’en ajoutant un peu de presence, d’estime de soi et d’amitié les clients a l’euthanasie se ravisent...

Mais la réalité est aussi parfois un peu plus cruelle. Il est vrai que conforté par des histoires comme celle de Vincent Humbert, on se dit que la loi doit permettre a une mere d’aider a mourir son enfant suppliant sans devoir faire front a un procès en plus d’un deuil.
Et aux opposants de l’euthanasie qui y voient le spectre de la “pente glissante”- ou l’on va un peu vite en besogne pour des raisons qui peuvent etre autrement plus cartesiennes que la simple compassion... - on peut retorquer que cet argument-la on le connait.
Brandi mille fois par les pourfendeurs de la legalisation de l’avortement! Or il est demontré que les femmes n’abusent pas du droit d’avorter.
Peut-etre le moment est-il venu ou la medecine doit acceptee que la mort est l’affaire de celui qui meurt. Et que finalement l’euthanasie consiste juste a rendre egaux tous les hommes devant le droit a se suicider...(si on resume l’euthanasie a l’aide apportee a celui qui veut mourir mais qui ne peut techniquement pas le faire seul).

Ceci etant dit, criminaliser l’euthanasiant, c’est aussi le rendre responsable de son acte...

La legislation francaise, a travers la loi Leonetti, permet déjà d’abreger ou de soulager les souffrances tout en laissant mourir (et non pas en faisant mourir. La nuance est la).

Ne vaut-il mieux pas laisser les familles et les medecins face a eux-memes, dans des cas qui seront forcement tous differents et infiniment complexes, et laisser l’acte d’euthanasie etre un acte exceptionnel ou la jurisprudence s’appliquera et levera les potentielles condamnations quand cet acte s’averait ineluctable?

Julie

lundi 31 janvier 2011

Wikileaks : faut-il tout savoir en démocratie ?

Je pense qu’il faut savoir le maximum de choses en démocratie et ceci pour 2 raisons : le contrôle et la responsabilisation. 

La démocratie est un système politique dans lequel le peuple ( Démos ) exerce le pouvoir ( Kràtos ). Cet exercice du pouvoir se fait via l’élection de représentants chargés de conduire une politique avec laquelle le peuple est d’accord. 

Seul l’accès à un maximum d’informations, non censurées, permet au peuple de contrôler que ses représentants font bien ce pourquoi ils été élus. Le cas échéant, le peuple a le pouvoir de sanctionner, via le vote, la conduite de ces mêmes élus.
Prenons un exemple : en 2008, grâce à Wikileaks le monde ( et même certains politiques d'ailleurs )  a pu savoir ce qu’impliquait l’ACTA ( Anti-Counterfeiting Trade Agreement ). Accord international nous engageant sans que nous ayons, nous, peuple, notre mot à dire car négocié secrètement par nos gouvernements. Grace à cette fuite, le peuple a pu connaitre le comportement caché de certains de ses élus et a pu décider si ce comportement était en adéquation avec le programme pour lequel il avait voté.

La deuxième raison c’est la responsabilisation du peuple, car à partir du moment où celui-ci choisi une politique et sait ce qui se passe réellement, il est responsable des conséquences de son vote. 

Voila les raison pour lesquelles je suis pour Wikileaks et je pense, de plus, qu'il ne doit pas y avoir de filtrage de la part de gens qui seraient autorisés par eux-mêmes à choisir ce qu'on doit savoir.