Qui êtes-vous ?

Un petit groupe d'expatriés français à Londres qui discutent, échangent, débatent une fois par mois sur des sujets socio-econonomico-culturo-politico-intellectuels. Les débats du club COGITO se veulent ouverts, amicaux, sincères, et animés.

jeudi 17 mai 2012

Soiree du 22 mai

Chers amis,

Pour pousuivre notre serie de rencontres avec les candidats a la representation des Francais de l'Etranger a l'Assemblee Nationale, Olivier Cadic sera l'invité du club Cogito le Mardi 22 Mai. Olivier est conseiller élu à l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, pour le Royaume Uni, et candidat à l’élection législative 2012 pour l’Europe du Nord. Je vous laisse découvrir son parcours sur son site internet: http://www.oliviercadic.com/parcours/.

Nous débattrons ensemble d'éducation puisque Olivier a largement contribué au plan Ecole de Londres qui a mené a l'ouverture du deuxième collège français de Kentish Town, des changements a venir concernant la fiscalité des expatriés français, mais aussi d’élections et de sa vision politique de manière générale.

RDV donc a 19h30 au Flat 1, 67 Courtfield Gardens, SW5 NJ, pour partager un buffet dinatoire avant de commencer le débat a 20h précise. PAF : 10£.

lundi 16 avril 2012

Le fichier des « honnêtes gens » est-il le petit frère de Big Brother ?


La société sous surveillance est, depuis le roman d’Orwell "1984",  au cœur des questionnements sur le rapport entre technologie et liberté, et une source inépuisable de  fantasmes liberticides.

Dans un sens, l'installation de caméras, la reconnaissance faciale des émotions, le body tracking, la biométrie sous toutes ses formes ou encore les réseaux sociaux posent d'importantes questions quant à l’autonomie des individus et au respect de leurs libertés fondamentales.

D’un autre coté, l’utilisation des ces technologies nouvelles dans la protection des personnes et des biens contre le terrorisme, le banditisme et la délinquance se justifie pleinement  pour les tenants de la sécurité a tout prix.

En France, l'Assemblée nationale et le Senat viennent d’adopter une proposition de loi "relative à la protection de l'identité" qui vise à moderniser la carte nationale d'identité et créer un fichier  regroupant les identités et données biométrique de l’ensemble des Français. Ce texte de loi prévoit de créer une nouvelle carte d'identité contenant noms, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, adresse, taille, couleur des yeux, empreintes digitales et photographie.

Ces données seront également centralisées, avec les données biométriques des passeports, dans "un fichier central biométrique" qui à terme pourrait concerner quelques 60 millions de “gens honnêtes”, pour reprendre le terme utilisé par un sénateur pour qualifier ce fichier censé lutter contre l’usurpation d’identité.

Si la constitution de ce fichier semble faire l’unanimité entre députés et sénateurs, son utilisation pose débat car certains  veulent le détourner de sa finalité administrative première et en autoriser une exploitation policière et judiciaire.

Alors que plusieurs voix de la société civile et de la sphère politique s’élèvent contre la création et l’utilisation de ce fichier au motif qu’il constitue une " bombe à retardement pour les libertés publiques" expliquant que "dans l’avenir, d’autres pourront transformer ce fichier en outil dangereux et liberticide", le Conseil constitutionnel a censuré en mars dernier la création de ce mégafichier invoquant une atteinte au respect de la vie privée.

Le CC pointe en particulier la nature des données, l'ampleur du fichier (la quasi-totalité de la population française) et "les caractéristiques techniques" qui permettent son interrogation à d'autres fins que la vérification d'identité d'une personne, censurant au passage la disposition qui visait à donner accès au fichier à la police et à la gendarmerie au motif qu’il était impossible d’offrir "les garanties légales contre le risque d'arbitraire".

En Europe aussi, la question est d’actualité. L’Allemagne se refuse a constituer un tel fichier, invoquant explicitement son passé. C’est le cas également pour  le Royaume-Uni et la Belgique, pourtant très avancée dans la mise en place de cartes d’identité électroniques. Le ministre de l’intérieur des Pays-Bas a annoncé en avril que les 6 millions d’empreintes digitales recueillies pour l’établissement de passeports biométriques seraient effacées.

Doit-on avoir peur de ce fichier ?
Ce projet est-il la version moderne d’un panoptique géant a ciel ouvert ?
Comment vivra-t-on dans une société où tout le monde est observé?
L'anonymat finira-t-il par disparaître totalement?
Quels risques une telle évolution de la société fait-elle courir à la démocratie?

L'évolution actuelle des systèmes de surveillance, dans un contexte de recherche croissante de sécurité, risque d’engendrer une société dans laquelle la notion de liberté individuelle s'efface progressivement. Interroger ces technologies, comprendre les valeurs qu’elles véhiculent et les impacts qu’elles peuvent avoir sur nos collectivités, se révèle plus important et plus urgent que jamais.



Voici quelques lectures pour accompagner votre réflexion :

Presentation du projet de loi a l’Assemblee Nationale



Explication de texte et petite histoire dans OWNI :




… et dans Politis :


vendredi 24 février 2012

Pour ou contre les Mères Porteuses?


Mater semper certa est.

On est toujours s
ûr de la mère.
Traduit (abusivement) : "La mère est celle qui accouche".

C'est sur cet adage que se base le droit européen en matière de filiation.

Pourtant l'acte qui consiste à élever et aimer un enfant qui n'est pas issu génétiquement de ses parents (l'adoption) est une pratique ancestrale, universelle et considérée, la plupart du temps, avec bienveillance voire admiration.
 
La Gestation Pour Autrui (GPA), elle, ne jouit pas du meme statut.
 
Elle est interdite en France - légalisée dans certains pays, non règlementée dans certains autres.
 
Elle est surtout toujours l'objet de débats enflammés.
 
C'est que la GPA ainsi que la PPA (Procréation Pour Autrui - la gestatrice fait aussi don de son ovule), cristallisent à elles seules l'angoisse suscitée par les manipulations toujours plus extraordinaires de la médecine moderne, par la crainte de la mercantilisation sans limite (ici de l'utérus) et la peur de rendre courante la pratique de l'abandon d'enfant.
 
Peut-on porter un enfant puis le donner sans que ce soit une blessure et pour la femme qui en accouche et pour l'enfant?
Quid des échanges intra-utérins, des sentiments qui se construisent?

La GPA, techniquement, c'est un contrat entre une femme qui poursuit une grossesse et des parents intentionnels qui récupèrent un bébé à la fin du processus.

Dans tous les cas, règlementés ou non, la gestatrice a le droit de décider de garder l'enfant.
Que se passe-t-il quand la gestatrice se rétracte? N'a-t-elle pas été d
ûment payée (les parents, selon les pays, supportent les frais de la grossesse "de manière raisonnable" ou bien rémunèrent la gestatrice pour le service)? Elle doit donc rendre l'argent ou bien l'enfant (on voit bien là le risque de marchandage du corps de la femme et de l'enfant).

Et que se passe-t-il au contraire si les parents intentionnels divorcent? Changent d'avis? Meurent?

Et en cas de non-respect du "contrat": la mère porteuse accouche d'un enfant handicapé...Ce n'était pas prévu dans le contrat ça! A qui la faute? Le génome des parents? Le comportement de la gestatrice?
 
On voit bien à quel point faire un enfant à 3 (et m
ême à 5 dans le cas ou il y a des parents intentionnels, une gestatrice, et deux donneurs de gamètes) est compliqué.

Compliqué mais pas impossible. Et même très bien géré, comme en Grande-Bretagne par exemple.
 
Pourquoi en France, la prostitution n'est pas interdite mais la GPA l'est? On notera cette formule amusante : "en France on peut louer son vagin mais pas on utérus".
 
Surtout pourquoi toutes les autres formes d'Assistance Médicale à la Procréation (AMP) sont non seulement permises en France mais sponsorisées par l'Etat et donc le contribuable?
Il semble quand m
ême très injuste que l'on permette à une femme de 43 ans - qui a tardé à se décider - d'avoir recours à la FIV (Fécondation In Vitro), le tout, encadré et gratuitement, mais que l'on interdise à une femme de 25 ans dépourvue d'utérus de devenir mère un jour.

Existe-t-il un Droit à la Procréation? L'Etat en est-il garant?

Julie

lundi 31 octobre 2011

Quel avenir pour la prison ?

Au 1er novembre 2010, il y avait plus de  61 428 détenus (dont 26% de prévenus - 3.7% de femmes - 1.1% de mineurs) dans les prisons françaises, pour 56 426 places ; la surpopulation carcérale atteint des niveaux alarmants, surtout dans les maisons d'arrêt (3-4 personnes vivent sur 9 m²). Certains de ces établissements affichent une densité supérieure à 200 % (200 détenus pour 100 places). Partant du principe que la prison est la peine la plus chère (elle coûte 3 700 € par mois et par détenu en France en 2010), la moins efficace (les taux de récidive à la sortie sont plus importants que pour toute alternative à l'incarcération) et celle qui désocialise le plus les individus au lieu de permettre leur réinsertion, quel avenir pour la prison dans sa forme actuelle ? Les peines de substitution existent, travail d’intérêt général, port du bracelet électronique, mais leur mise en œuvre demande certes des investissements mais surtout une réflexion sur notre système pénitencier qui malheureusement n’est pas à l’ordre du jour des politiques.

Qu’en pensez-vous ?


Quels liens :
http://tahin-party.org/textes/baker.pdf

lundi 19 septembre 2011

Primaires Citoyennes

Le 9 et 16 Octobre prochains, les citoyens français, socialistes ou non, pourront voter pour les primaires du parti socialiste et choisir celui qui représentera le premier parti de gauche pour la prochaine élection présidentielle en 2012. Il suffit de s'acquitter d'une participation au frais d'organisation de 1 € minimum et de signer l'engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche.

DSK hors de course, deux favoris, François Hollande et Martine Aubry, derrière lesquels quatre autres candidats se positionnent : Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, et Jean-Michel Baylet. Trois débats télévisés auront lieu afin de départager les candidats avant le premier tour ; le premier débat a déjà eut lieu Jeudi dernier (le 15 Septembre). Une quatrième confrontation sera organisée entre les deux tours, aux alentours du 13 octobre.

La campagne de la primaire se déroule également en librairie avec François Hollande (« Ce rêve français », Privat), Ségolène Royale (« Lettre a tous les résignés et indignés qui veulent des solutions », Plon), Manuel Valls (« L’énergie du changement », Cherche Midi), et Arnaud Montebourg (« Votez pour la démondialisation » et « Mon projet pour l’école »), ayant tous sortis leur livre ces dernières semaines.

Que propose chaque candidat ? Allez-vous voter ? Doit-on voter ? Si oui, pour qui ?

Qu’en pensez-vous ?

Axelle Lemaire a accepté notre invitation pour nous presenter les programmes des differents candidats a la primaire. Axelle est secrétaire de la section du PS au Royaume-Uni.  Elle vient egalement de lancer en Juin dernier sa campagne pour les legislatives de 2012. Effectivement, pour la première fois, les Français de l’étranger, estimés à environ 2,2 millions, seront représentés en 2012 à l’Assemblée par 11 députés.

mardi 6 septembre 2011

Debat de rentree - la France, etat des lieux et reformes

-148.8 milliards d'euros: c'est le deficit budgetaire (historique) de la France en 2010 (superieur de pres de 32 milliards a ce qui etait initialement prevu).
Cela represente 5.8% du PIB, ce qui nous place parmi les mauvais eleves en Europe en matiere de discipline budgetaire. Notre dette publique s'eleve a pres de 85% du PIB. Comment en est-on arrives la? 
Certes nous subissons encore les effets de la crise, entre plans de soutien et de relance de l'economie d'un cote, et rentrees fiscales plus faibles de l'autre. Mais une simple analyse des chiffres nous montre que ces facteurs conjoncturels ne font en fait qu'amplifier un profond desequilibre structurel: la France par exemple n'a pas produit un budget a l'equilibre depuis 30 ans, gouvernements de droite et gauche confondus. Tout le monde s'accorde a dire que la France a besoin de reformes, a commencer par les differents candidats a l'election presidentielle, comme c'est le cas depuis le debut des annees 80.
Or nous n'y arrivons pas, notre pays semble fige dans des debats sans fin alors que le monde autour de nous change a une vitesse effrayante, alors que certains de nos voisins arrivent a faire evoluer leur institutions et leur societe. Alors, pourquoi n'y arrive t'on pas? La France est-elle in-reformable?

Qu'en pensez-vous?

dimanche 3 juillet 2011

Peut-on encore compter sur le Nucléaire?

Le nucléaire fournit 6% de l’énergie du monde et 13-14% de son électricité. Les USA, la France et le Japon représentent à eux trois, 50% de la production. Cette source d’énergie suscite beaucoup de réactions, souvent virulentes, mais peu de débat, tout du moins en France. Les récents événements au Japon ont certes relancé la polémique dans les médias et le prêche anti-nucléaire chez les convertis, mais sans que ni le gouvernement, ni le principal parti d’opposition, ne jugent nécessaire d’engager une discussion publique sur le bienfondé de la politique énergétique française. La France semble au contraire camper sur ses positions stratégiques, alors même que l’Allemagne annonce tirer un trait définitif sur l’atome. Partout ailleurs, dans le monde développé comme dans l’émergent, on s’interroge plus ou moins ouvertement. Peut-on encore compter sur le Nucléaire ?

Les avocats du pour invoqueront le déclin des énergies fossiles traditionnelles face aux besoins inéluctables en énergie liés notamment à la croissance des pays émergents mais aussi à nos modes de vie modernes, plus gourmands en énergie chaque année. Face à cette demande exponentielle, les nombreux efforts de maitrise des dépenses énergétiques ou le développement des énergies renouvelables ne suffiront pas à combler le manque. Le nucléaire devient alors indispensable au portefeuille énergétique mondial. Le nucléaire présente également un excellent bilan carbone ce qui en fait une énergie propre en comparaison des énergies fossiles. Enfin, les risques des centrales modernes sont bien mieux maitrisés qu’avant, et sans doute moins bien que demain. C’est bien là l’objet du progrès scientifique.

Pourtant il y a eu Tchernobyl, et plus récemment Fukushima. Les risques associés aux centrales nucléaires ne sont et ne seront jamais parfaitement maitrisés. Il y aura toujours un tremblement de terre, un régime politique qui s’effondre, ou un avion qui s’écrase pour déclencher des catastrophes qui, dans le cadre du nucléaire, sont rapidement démesurées et dramatiques. Les opposants au nucléaire estiment que le nucléaire est un danger pour la population et qu’en aucun cas il ne serait raisonnable de prendre de tels risques. De plus, sans même parler d’accident, on ne maitrise pas le traitement des déchets radioactifs, qui représentent à eux seuls une menace pour l’environnement et pour les générations futurs. L’uranium n’est pas non plus inépuisable, alors pourquoi poursuivre une voie risquée et extrêmement consommatrice en capital ?

Et vous qu’en pensez-vous ?

Pierre et Tristan

mardi 31 mai 2011

Peut-on speculer sur les matieres premieres alimentaires?

Quelques pistes de reflexion pour le debat :
- La spéculation est-elle nécessaire au bon fonctionnement d'un Exchange?
- Peut-on connaitre la position spéculative sur un Exchange?
- La récentes volatilité des matières premières est-elle due à la spéculation?
- Est-il techniquement possible de limiter la spéculation?
- Quels moyens mettre en place pour limiter la spéculation sur les matières premières?
- Les journalistes sont-ils objectifs?
 
Article de reference:

mercredi 11 mai 2011

Prostitution : un travail comme un autre ?

Quelques elements factuels et lectures en preparation de la discussion:

Differentes legislations en matiere de prostitution :
-       La prostitution doit etre eradiquee
-       Prohibitioniste. L’approche prohibitionniste voit des criminels dans les personnes prostituées et les proxénètes. Monde arabe, partie Asie du SE, US
-       Abolitionnistes. Pour les abolitionnistes, la prostitution est une forme d'exploitation et une atteinte à la dignité humaine qui doit être abolie. Les prostituées sont des victimes non-punissables et les proxénètes des criminels. UK, France
-       Neo-abolitionnistes. Les clients sont sanctionnés au titre de corrupteurs. Pays nordiques prcplmt
-       La prostitution doit etre toleree
-       Reglementariste. Voit la prostitution comme une activité professionnelle legitime. Allemagne, PB, Turquie, Suisse, Hongrie, Grece, Autriche
-       Decriminalisation. Voit la prostitution comme une activité professionnelle comme une autre. NZ

En Europe d'aujourd'hui, deux tendances s’opposent : l'abolitionnisme et le réglementarisme

France, grande tolerance jusqu’au XVIe, epoque de l’arrivee de la syphillis en Europe. Au 19e, reapparait une certaine tolerance. À la fin du XIXe siècle, avec les combats de Josephine Butler, l'abolitionnisme moderne naît en Grande-Bretagne victorienne. La France, qui a été le pays d'origine du réglementarisme, change d'orientation en 1946 et adopte un régime abolitionniste.

En France, la prostitution est autorisée (à l'exception des mineurs et des personnes vulnerables), mais le racolage et le proxénétisme y sont interdits, y compris le racolage passif (depuis 2003), le proxénétisme hôtelier et le proxénétisme de soutien (notamment « l’aide, l’assistance, ou la protection de la prostitution d’autrui ; tirer profit de la prostitution d’autrui »).

Les enjeux contemporains
-       Liens a la criminalité organisée/victimes d'une forme d'esclavage
-       MST
-       Nombreux usagers de drogues, le plus souvent l'héroïne ou le crack, obtiennent leurs drogues principalement grâce à la prostitution (prostitution de rue)

Un peu de lecture
http://www.fff.org/freedom/1293e.asp

jeudi 10 mars 2011

« Lien corps/esprit »

Le plan sera le suivant:

I - Le Soma comme lieu de plaisir et de souffrance.
II - Les intentions du travail psychothérapeutique.
III - Le Processus de changement dans la psychothérapie.
IV - Fruits des recherches en neurosciences.
L'idee forte et interessante, c'est comment la science et la psychologie ont pu etablir un lien entre le psychisme et le fonctionnement du corps, comment on peut somatiser, peut-etre meme choisir ses maladies, comment on peut se guerir.

Ces recherches n'excluent aucunement la medecine scientifique moderne et ses traitements, bien au contraire, elles s'y associent.

mercredi 23 février 2011

Pour ou contre la legalisation de l'euthanasie

Legaliser l’euthanasie se fonde sur l’idee selon laquelle nul ne peut etre insensible a l’agonie de l’autre et qu’il est des cas ou il faut abreger la souffrance...

Ceci est-il bien vrai?
Y a-t-il des cas ou la vie ne doit pas etre maintenue coute que coute?
Si les volontaires au suicide ou au suicide assisté avait d’autres options choisiraient-ils la mort?
La volonté de mourir est toujours contrainte par la volonté de ne plus souffrir et non pas par celle de ne plus vivre...
La liberté c’est au moins avoir deux options devant soi, lorsque l’on en entrevoit qu’une seule, on n’est plus libre, on est contraint. On peut donc se demander si la liberté de mourir en est une et donc s’il est bien serieux de vouloir la défendre!
C’est en tous cas le point de vue de nombreux philosophes, representants religieux mais aussi celui de medecins accompagnants les personnes en fin de vie qui realisent qu’en ajoutant un peu de presence, d’estime de soi et d’amitié les clients a l’euthanasie se ravisent...

Mais la réalité est aussi parfois un peu plus cruelle. Il est vrai que conforté par des histoires comme celle de Vincent Humbert, on se dit que la loi doit permettre a une mere d’aider a mourir son enfant suppliant sans devoir faire front a un procès en plus d’un deuil.
Et aux opposants de l’euthanasie qui y voient le spectre de la “pente glissante”- ou l’on va un peu vite en besogne pour des raisons qui peuvent etre autrement plus cartesiennes que la simple compassion... - on peut retorquer que cet argument-la on le connait.
Brandi mille fois par les pourfendeurs de la legalisation de l’avortement! Or il est demontré que les femmes n’abusent pas du droit d’avorter.
Peut-etre le moment est-il venu ou la medecine doit acceptee que la mort est l’affaire de celui qui meurt. Et que finalement l’euthanasie consiste juste a rendre egaux tous les hommes devant le droit a se suicider...(si on resume l’euthanasie a l’aide apportee a celui qui veut mourir mais qui ne peut techniquement pas le faire seul).

Ceci etant dit, criminaliser l’euthanasiant, c’est aussi le rendre responsable de son acte...

La legislation francaise, a travers la loi Leonetti, permet déjà d’abreger ou de soulager les souffrances tout en laissant mourir (et non pas en faisant mourir. La nuance est la).

Ne vaut-il mieux pas laisser les familles et les medecins face a eux-memes, dans des cas qui seront forcement tous differents et infiniment complexes, et laisser l’acte d’euthanasie etre un acte exceptionnel ou la jurisprudence s’appliquera et levera les potentielles condamnations quand cet acte s’averait ineluctable?

Julie

lundi 31 janvier 2011

Wikileaks : faut-il tout savoir en démocratie ?

Je pense qu’il faut savoir le maximum de choses en démocratie et ceci pour 2 raisons : le contrôle et la responsabilisation. 

La démocratie est un système politique dans lequel le peuple ( Démos ) exerce le pouvoir ( Kràtos ). Cet exercice du pouvoir se fait via l’élection de représentants chargés de conduire une politique avec laquelle le peuple est d’accord. 

Seul l’accès à un maximum d’informations, non censurées, permet au peuple de contrôler que ses représentants font bien ce pourquoi ils été élus. Le cas échéant, le peuple a le pouvoir de sanctionner, via le vote, la conduite de ces mêmes élus.
Prenons un exemple : en 2008, grâce à Wikileaks le monde ( et même certains politiques d'ailleurs )  a pu savoir ce qu’impliquait l’ACTA ( Anti-Counterfeiting Trade Agreement ). Accord international nous engageant sans que nous ayons, nous, peuple, notre mot à dire car négocié secrètement par nos gouvernements. Grace à cette fuite, le peuple a pu connaitre le comportement caché de certains de ses élus et a pu décider si ce comportement était en adéquation avec le programme pour lequel il avait voté.

La deuxième raison c’est la responsabilisation du peuple, car à partir du moment où celui-ci choisi une politique et sait ce qui se passe réellement, il est responsable des conséquences de son vote. 

Voila les raison pour lesquelles je suis pour Wikileaks et je pense, de plus, qu'il ne doit pas y avoir de filtrage de la part de gens qui seraient autorisés par eux-mêmes à choisir ce qu'on doit savoir.

mercredi 15 décembre 2010

Faut-il dépénaliser la consommation de cannabis ?


Les faits

En France, l’usage de stupéfiants est un délit passible d’un an d’emprisonnement et/ou de 3750 euros d’amende. Le cannabis est le produit illicite le plus largement consommé en France, surtout par les jeunes. 42,2% des jeunes de 17 ans ont expérimenté le cannabis en 2008. Les consommateurs recherchent un état de détente, de bien-être et une modification des perceptions. Les effets nocifs sont connus mais souvent ignorés par les jeunes.

Le « pour » :

Comparé à l’alcool ou le tabac, le cannabis ne représente a priori pas une menace pour la santé publique. Les chiffres montrent que l’interdiction des drogues douces n’est qu’une hypocrisie et que leur usage est largement répandu dans la population. Puisque la prohibition n’empêche pas les consommations, autant légaliser les activités incriminées pour mieux les contrôler.

Le « contre » :

La légalisation entraîne en réalité une augmentation des consommations. L'expérience espagnole et la situation aux Pays-Bas en sont la preuve. Mais surtout, en Espagne la permissivité a permis aux organisations criminelles sud-américaines et nord-africaines, de favoriser l'importation et la consommation d'autres stupéfiants comme le crack et la cocaïne.

Tristan

mardi 30 novembre 2010

Homoparentalité

L'homoparentalité désigne le lien de droit ou de fait qui lie un ou des enfants à un ou deux parents homosexuels.

La controverse entre les partisans et les opposants de la famille homoparentale est vive. Dans un sondage de 2009, une majorité de Français (57%) se dit favorable à l'adoption par des couples homosexuels, contre 41% qui se disent opposés (2% ne se prononcent pas). Le débat met en perspective des valeurs profondes qui se révèlent notamment dans les familles politiques : 71% des sympathisants de gauche s'y disent favorables, ils ne sont que 37% parmi les sympathisants de droite. Ce sont également les plus jeunes qui sont les plus favorables (68% des moins de 25 ans contre 51% des 50 ans et plus). 64% des personnes interrogées se déclarent aussi en faveur du mariage homosexuel contre 36% qui s'y déclarent opposées.

L'homoparentalité, qui implique la présence d’au moins un parent homosexuel, regroupe plusieurs situations familiales différentes et que l'on classe selon l'origine des enfants : unions hétérosexuels antérieures, adoption, mère porteuse, coparentalité.

La famille nucléaire correspondant a un ménage regroupant parents mariés ou non ainsi que leurs enfants est-elle un modèle pérenne ?

Les parents homosexuels font-ils de bons parents ?

Est-il légitime pour la société de favoriser ou d’interdire l’adoption par une personne homosexuel ?

Tristan

lundi 18 octobre 2010

Reforme des retraites - Suite

Comme le resume bien un lyceen interroge dans une manif, “faut qu’on se dépêche de mettre la pression parce que la semaine prochaine c’est les vacances scolaires…”. C’est vrai la semaine prochaine entre les fiches de lecture a preparer pour la rentree, le stage de judo pour avoir sa ceinture marron et la visite chez tata Odile ca va etre complique de manifester pour defendre le droit de partir en retraite en 2053 au lieu de 2055.

Un autre aspect de la situation en France en moment me derange particulierement, c’est le traitement mediatique de cette affaire.
Je passe sur les amalgames douteux version TF1 – documentaire de deuxieme partie de soiree qui prennent en exemple un lycee a Nanterre ou des casseurs se melent aux lyceens bloquant l’entree de leur etablissement et les centaines d’autres lycees ou les manifs se passent dans le calme. Non je parle de la pauvrete voire de l’absence pure et simple d’explication et d’analyse. Ne pas simplement relater les faits mais mettre en perspective, discuter, confronter.
Quelques exemples :
  • Debat sur les retraites sur France 2 il y a quelques semaines : caracterise justement par une absence complete de debat, arbitre par des journalistes dont la complaisance n’avait d’egal que la vacuite des arguments proposes – version Oui-Oui au pays des Bisounours pour le fond et « debat » televise a l’epoque de l’ORTF pour la forme;
  •  JT hier je crois : un syndicaliste qui incitait les Français a  « aller tous le plus vite faire le plein pour accelerer la penurie d’essence » - mais au nom de quoi permet-on de citer un tel debit d’aneries qui plus est proferees par un irresponsable notoire;
  •  Il y a quelques mois, un syndicaliste de Continental était interviewe par D. Pujadas sur France 2 apres avoir saccage une sous-prefecture pour « se faire entendre » ; celui-ci lui demande si grosso modo il n’avait pas depasse les bornes (question quand meme relativement sensee dans le contexte et pour une fois pertinente). Quelques jours plus tard Pujadas se fait traiter de « larbin » et de « grouillot» par de hauts dignitaires du PS (Melenchon et Montebourg entre autres). Pour avoir pose des questions qui nous taquinent un peu tous, du genre comment se fait-il qu’en Allemagne par ex  les partenaires sociaux arrivent a 1/ negocier une refonte des retraites, 2/ contribuer a rendre le modele industriel allemand competitif etc sans saccager de sous-prefecture ni bloquer de raffineries ?
Bref, il ne faut pas se leurrer – l’epoque ou d’autres pays venaient chercher modele en France pour ses idees est belle et bien revolue.

Laurent

jeudi 14 octobre 2010

Les lycéens français sont-ils légitimes au cœur du débat sur les retraites ?

Ma réponse est sans appel : NON !

Premièrement ils ne s’invitent pas au débat mais aux manifestations, ce qui est tout de même très différent. La gauche, et Ségolène en tête, les invite à descendre dans la rue, mais au nom de quoi ? Que je sache, le PS est resté plus que discret sur le débat des retraites, et s’est cantonné à des postures idéologiques et autres dénonciations douteuses concernant la procédure parlementaire. En même temps, il est parfaitement logique que la gauche ne s’oppose pas de front aux mesures qu’elle sait nécessaires et dont elle se réjouit qu’elles soient engagées par le gouvernement. A eux les 35h, au gouvernement la retraite à 62 ans. Choisis ton camp camarade !

Deuxièmement, je n’aime pas les jeunes. Enfin, pour être plus précis et moins provocateur, j’exècre le jeunisme primaire de notre société, illustré à merveille à son époque par un Jack Lang ébloui à la moindre éructation sonore ou plastique, soit disant artistique, à condition qu’elle fut l’œuvre d’un jeune. J’entends déjà les donneurs de leçons me dire que je dénigre la jeunesse car la mienne s’éloigne un peu plus chaque jour et que j’envie leur fougue et leur folie. Je m’élève en faux, et je dirais même plus, que moi jeune, je me trouvais nul et imbécile, probablement à juste titre. Je ne regrette pas cette époque, en tout cas par pour la sophistication de mes idées. Oui à la liberté d’expression, mais je ne pourrais faire mieux que d’écouter  d’une oreille distraite les lieux communs et autres inepties proférés par des lycéens survoltés à l’idée de sécher les cours.

Enfin, et c’est peut-être le pire, que des jeunes de 15 à 20 ans se soucient de leur retraite alors qu’ils n’ont pas encore commencé à travailler me désole profondément. Les jeunes soixante-huitards avaient des revendications ambitieuses eux: ils voulaient changer le monde. Leur idéalisme imbécile avait au moins le mérite d’être moralement beau. Aujourd’hui, « nos » jeunes ne pensent qu’à eux, qu’à conserver leur petit pouvoir d’achat jusqu'à leurs vieux jours, pour s’assurer à tout prix qu’ils ne sortiront jamais de leur consumérisme identitaire étriqué dans lequel ils s’enferment irrémédiablement.

Tristan

lundi 11 octobre 2010

Doit-on dissocier l'oeuvre de l'artiste ?


Il y a quelques jours Bertrand Cantat remontait sur scene, et on se demandait si s’en réjouir était bien tolérable.
Versailles invite Takashi Murakami, et on se demande si c’est une exposition d’oeuvres d’art que l’on accueille ou la star-businessman touche-a-tout.
Le débat Cogito du mois de Novembre:
Est-ce que la vie du créateur – ou du moins ce que l’on en sait – est indissociable de sa création ou bien au contraire est-ce que le spéctateur doit (peut?) évaluer et apprécier une oeuvre sans tenir compte de qui l'a produite?

La réponse réside a la fois dans l’analyse de la fonction de l’oeuvre d’art (si tant est qu’elle en ait une) et dans la compréhension de la démarche créative.

Avant-propos:

 Je n’ai pas les accents sur mon clavier, desolee…

Rentrons dans le sujet: j’ai decide ici de preparer la defense du OUI (on doit dissocier l’oeuvre de l’artiste…).

Le debat a une dimension philosophique et une dimension morale.
Je fais le choix de me concentrer sur les elements qui nous permettent de repondre a la question d’actualite citee dans l’introduction.

Mais libre a vous de me completer!

I.       De quoi parle-t-on?



C’est questionner l’oeuvre sans l’artiste et l’oeuvre avec l’artiste.


Si on se pose cette question c’est parce qu’il semblerait que la connaissance de la nature, de la vie, des actes, bref de l’histoire de l’auteur nous eclaire sur son oeuvre ou nous en donne une autre dimension.

Finalement, il s’agit de decupler ou a l’inverse de devaloriser la richesse sensible d’une oeuvre.

Bref de l’admirer encore plus, ou bien de la censurer…


Definssons…

Et une oeuvre, c’est quoi?

Un objet de pensee perceptible par les sens.

Voici les axes de reflexion que je propose:

II. EST-IL NECESSAIRE DE CONNAITRE L’ARTISTE POUR APPRECIER SON OEUVRE?


Par quels mecanismes evalue-t-on une oeuvre?

 
III.   DOIS-JE IGNORER L'IMMORALITE DE L'ARTISTE?



1.    L'ART COMME EXUTOIRE.


2.    LA PERVERSITE EST-ELLE CONTAGIEUSE?

3.    LA FONCTION DE L'ART: RENDRE L'HOMME HUMAIN (l'artiste et le spectateur!!)





Liens
Bertrand Cantat: la culpabilite d’etre fan:

L’immoral dans l’art: contagion ou exorcisme?
http://pa-in.facebook.com/topic.php?uid=51321266773&topic=10829

Faut-il etre cultive pour comprendre l’art?

L’Oeuvre d’Art

lundi 4 octobre 2010

Quelques chiffres

Quelques chiffres ….
L'Institut national d'études démographiques (INED) considère comme immigré « une personne née étrangère à l'étranger et entrée en France en cette qualité en vue de s'établir en territoire français de façon durable (installation depuis au moins un an) ». Cela incluse donc les étrangers ainsi que les résidents de France nés étrangers mais naturalisés par la suite.
Le nombre d’étrangers en France est stable depuis le début des années 80 et même décroissant en pourcentage de la population française. En revanche le nombre d’immigrés est en hausse légère depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, les immigrés représentent environ 8% de la population française.
Alors pourquoi le sentiment d’une intégration difficile est-elle parfois vécu, en particulier envers l’immigration venue d’Afrique ? Deux éléments de réponses :
  1. Le droit du sol, qui fait que les enfants et petits-enfants d’immigrés sont français de plein droit, donc sortent des statistiques, mais ne sont pas nécessairement intégrés pour autant. Près de 14 millions de Français avaient en 1999 un parent ou un grand-parent immigré, soit 23 % de la population.
  2. Le manque de diversité par classe d’âge et par géographie. L’immigration est jeune et principalement dans les banlieues populaires d’Ile de France. Dans certains quartiers, les enfants issus de l’immigration représente plus de 50% des moins de 30 ans.

mardi 28 septembre 2010

Multiculturalisme vs Assimilation.

L'immigration a toujours été un sujet délicat. A tord ou à raison, elle semble être au cœur de nombreux maux de nos sociétés modernes. Les raisons ne manquent pas pour les futurs immigrés d'aller chercher ailleurs que dans leur pays d'origine un avenir meilleur. La France et l'Angleterre sont les deux meilleurs ennemis dans beaucoup de domaines. Les deux pays, terres d'immigration, s'opposent radicalement dans leur vision du monde, leurs relations aux autres et à l'étranger en particulier. La politique d'immigration est certainement symptomatique des ces divergences. 

Nous nous proposons pour le débat Cogito du mois d'Octobre d'analyser les deux systèmes d'intégration mise en place en France et en Angleterre. Le multiculturalisme anglo-saxon d'une part, met en avant le respect des droits individuels et la reconnaissance par l'Etat de l’appartenance à une communauté qui possède sa culture et ses valeurs propres. L'assimilation « à la française » d'autre part, est fondée sur le principe de la suprématie culturelle du pays d'accueil, qui incite à adopter les valeurs communes existantes quitte à abandonner sa culture d'origine.

Sans devoir nécessairement choisir un système par rapport à l'autre, il sera intéressant d'analyser les origines, les différences, les réussites et les échecs de ces politiques, afin de mieux comprendre les tendances contemporaines. L'apparente victoire du multiculturalisme est-elle de bon augure ?

Tristan